Les Légendes d’Avioth & du Pays de Montmédy

Il existe un endroit célèbre qui nous vient directement à l’esprit lorsque l’on parle de la Meuse, Verdun, ses tranchées et leur triste histoire sont probablement connus dans le monde entier. Mais avez-vous déjà entendu parler du pays de Montmédy ? 

Cette autre partie du département pourrait bien vous séduire et vous surprendre, aussi bien par ses légendes fascinantes que par ses lieux insolites. Suivez-moi dans cette visite étonnante ! 

Un peu d’Histoire

Tout au Nord du Grand-Est se trouve un territoire dont les monuments aux couleurs jaune-orangé émerveillent les visiteurs, c’est le Pays de Montmédy. 

Fièrement Meusien, ce petit morceau de la Lorraine n’est pas juste un beau paysage de carte postale, sa riche histoire lui colle à la peau !

Il fait aussi partie de ce que l’on appelle la Lorraine gaumaise, un territoire transfrontalier qui regroupe des communes françaises et belges. Sa situation, à la frontière avec la belgique, lui vaut de recevoir chaque année de nombreux visiteurs venus du plat pays.

Le dossier d’aujourd’hui regroupe plusieurs villages du secteur, j’avais envie de vous partager toutes ces histoires à la manière d’un petit circuit que vous pouvez faire vous-même afin de découvrir les différents monuments présents dans ces récits !

La Basilique d’Avioth

La première étape de notre voyage nous entraîne à Avioth, à la découverte de son église Notre-Dame, devenue basilique en 1993 ! Cet édifice qui a été construit au cours de XIIIème et XIVème siècles est un véritable chef d’œuvre de l’art gothique, on l’a même classé Monument Historique en 1840.

Basilique d'Avioth - Meuse France

On peut y admirer entre autre une statue réalisée de manière étonnante de Sainte-Ursule lorsqu’elle aurait cherché à fuir les Huns accompagnée de onze mille vierges, légende qu’on retrouve d’ailleurs déjà ici dans mon dossier la tombe des trois Vierges en Alsace.

Mais ce n’est pas là la seule merveille que l’on peut voir dans ce majestueux édifice !

Si c’est avant tout un lieu de culte, on retrouve cette basilique dans l’univers légendaire local, on peut même dire qu’elle en est le point central dans la plupart des histoires.

Tombéor de la Basilique d'Avioth

Le curieux personnage qui est sculpté sous le culot d’une des statues du chœur est issu d’un vieux conte local.

On raconte qu’un pauvre jongleur s’était lassé de sa vie de saltimbanque, et qu’il se préoccupait désormais du salut de son âme, c’est de cette manière qu’il aurait trouvé refuge au couvent.

Voulant lui aussi rendre grâce à Notre-Dame à sa manière, il décida de s’enfermer dans l’église afin de lui montrer son talent d’artiste.

Les moines qui s’inquiétaient de le voir s’absenter longuement voulurent voir ce qu’il faisait, on raconte qu’ils le virent jongler et qu’entre deux numéros Notre-dame lui épongeait elle-même le front. 

C’est en souvenir de cette histoire que le tombéor a été sculpté en face de la statue de la Vierge.

Le Diable bâtisseur

L’histoire de la construction d’un si bel édifice ne pouvait être qu’extraordinaire, c’est sans doute pour ça que la plus connue des légendes d’Avioth l’attribue au Diable en personne !

D’après ce récit, qui comporte quelques différences en fonction des conteurs, le maître d’œuvre qui était chargé de l’édification de l’église était très préoccupé à l’idée de ne pas pouvoir la terminer à temps. Dans un moment d’égarement, et sans même se rendre compte de la portée de ses paroles, il aurait invoqué le Diable dans le but que ce dernier l’aide dans sa tâche…

Évidemment, Satan lui proposa un marché, l’âme de cet imprudent mortel contre la réalisation du monument avant le premier chant du coq, selon lui à cette échéance il ne manquerait pas une seule pierre à l’édifice. 

Une fois le pacte signé, le Malin invoqua ses diablotins et tous se mirent à tailler la pierre, à sculpter, à travailler sur la charpente et sur le reste ! 

A ce rythme là, il était impossible que le contrat ne soit pas honoré, mais comme la dernière pierre manquait sur le chantier, le Diable décida donc d’aller la chercher lui-même.

De son côté la femme du bâtisseur craignait que son époux ne perde véritablement son âme… C’est alors qu’elle eut une idée ! Elle se rendit dans la basse-cour avec une torche dans le but de réveiller les coqs du village. Ce qui fonctionna parfaitement puisqu’ils se mirent tous à chanter croyant l’aube venue !!!

Satan qui s’était attardé en chemin à une fête de village durant son périple pour rapporter l’ultime pierre de l’église entendit au loin résonner le chant des coqs d’Avioth. Certain d’avoir été dupé, il reprit son chemin vers le chantier, mais comme la pierre était très lourde il l’abandonna en route pour arriver plus vite sur place…

On raconte que celle-ci aurait été laissée à Milly-sur-Bradon, d’ailleurs ce menhir dont l’origine et la fonction sont toujours sujets à débat est surnommé la Hotte du Diable !

La Hotte du Diable - Milly-sur-Bradon - Meuse France

Une fois de retour à Avioth, le Diable furieux ordonna à ses diablotins de détruire l’église ! Seulement voilà, le travail était tellement parfait qu’ils ne réussirent même pas à l’abîmer. Pris de colère, leur patron les transforma en gargouilles juste avant de s’enfuir.

On peut toujours les voir, magnifiques figures présentes tout autour de celle qui est aujourd’hui une basilique.

Une étonnante Recevresse

Impossible de manquer la magnifique recevresse qui se trouve devant la basilique, on dit même qu’elle est unique au monde ! Si l’origine de cette œuvre d’art Gothique, incroyablement détaillée, destinée à recueillir les offrandes des pèlerins est incertaine, une légende lui est associée.

On raconte que durant la construction de l’édifice principal par le Diable et ses diablotins, l’un d’entre eux aurait déplu à son “patron”, selon certains son travail aurait été trop beau et aurait rendu jaloux Satan, selon d’autres il aurait simplement été constamment dans la lune et aurait, de ce fait, été écarté du chantier.

Quoi qu’il en soit, ce diablotin aurait eu une idée de génie et se serait empressé de la réaliser seul pour démontrer ses talents afin de clouer le bec à son “grand chef” ! Et c’est ainsi que d’après cette histoire, l’habile petit démon aurait construit la splendide recevresse d’Avioth en solitaire durant la nuit…

Recevresse de la Basilique d'Avioth - Meuse France

Un Sanctuaire à Répit

Si vous êtes un habitué des Mystères de la Renarde, alors vous vous souvenez sans doute que nous avons déjà abordé ici ensemble le sujet des Sanctuaires à Répit dans le dossier consacré au Lac de la Maix dans les Vosges.

La basilique d’Avioth était l’un de ces sanctuaires, où par le passé, les parents d’enfants mort-nés venaient espérer un miracle pour que leurs petits échappent aux Limbes ! En effet, durant des siècles on croyait que les enfants qui étaient décédés avant d’avoir reçu le sacrement du baptême se voyaient refuser l’entrée au Paradis. 

Pour les parents il était déjà extrêmement douloureux d’avoir perdu leur bébé, mais il était encore plus inconcevable que les âmes de ces derniers ne soient pas entre les mains de Dieu. 

Voilà pourquoi, un grand nombre de familles apportaient les corps sans vie des enfants de tous les villages alentours, et parfois même de très loin, dans l’espoir que la statue de la Vierge trônant dans la basilique d’Avioth rende vie aux trépassés l’espace d’un instant, juste le temps d’être baptisés, et de pouvoir ainsi partir en paix vers le Paradis tant espéré.

Au cours du XVIIème siècle, le curé Jean Delhotel a recensé pas moins de 138 bébés qui auraient donné des signes de vie et qui ont finalement été baptisés avant de repartir pour l’autre monde… Beaucoup ne bénéficiaient malheureusement pas du miracle accordé par la Sainte-Vierge, et de ce fait ne recevaient pas le baptême, ces pauvres petits restaient alors selon la croyance dans les limbes.

Notre-Dame d'Avioth

La réputation de cette très belle statue de Notre-Dame a traversé les frontières puisqu’on l’a toujours dite miraculeuse !

Depuis plus de 900 ans on vénère à Avioth cette statue de la Vierge à l’enfant qui serait apparue dans ce qui est l’emplacement de l’édifice actuel. Notre-Dame d’Avioth est la Patronne des Causes Désespérées, et chaque année le 16 juillet les pèlerins viennent encore en nombre pour lui rendre hommage. Avec une telle dévotion, et tant de marques de reconnaissances laissées autour d’elle, il serait peut-être sage de lui rendre une petite visite si jamais vous avez grand besoin d’aide dans une situation de votre vie, après tout, que risquez-vous ?

Le Warabouc

Une des autres statues qui se trouve dans la basilique a une histoire plus sombre, pour beaucoup c’est celle de Sainte-Marguerite d’Antioche terrassant un Dragon, mais il existe dans le folklore local une créature infernale qui pourrait bien être représentée là selon certains ! 

Laissez-moi vous raconter ce conte venu tout droit du Moyen-Âge…

La légende raconte qu’il y a très longtemps dans les environs d’Avioth vivait un monstre abominable. Les habitants qui le craignaient l’appelaient le Warabouc (on retrouve aussi des écrits mentionnant le “Vart-Bouc”, mais les deux noms signifient “Vert-Bouc”). Homme à tête de bouc de couleur verte, il était considéré comme l’incarnation même du Diable !

Caché dans la forêt de Verneuil-Grand, il aurait organisé de nombreux sabbats pour les sorcières et sorciers de la région. 

On raconte qu’une jeune fille qui habitait derrière la basilique d’Avioth s’était placée sous la protection de la Sainte Vierge et que, n’écoutant que son courage, elle serait partie affronter la créature démoniaque afin de débarrasser les habitants de la région de ce monstre qui les terrorisaient…

Arrivée au repère de la bête, elle lui demanda de la conduire au sabbat. Heureux d’accueillir une nouvelle participante, le Warabouc ne se méfia pas… Il courba l’échine pour la faire grimper sur son dos dans le but de la transporter jusqu’au lieu de rendez-vous des adorateurs de Satan.

On dit que le monstre senti ses forces l’abandonner une fois la jeune fille sur son dos, et que d’un signe de croix elle le rendit doux comme un agneau !

Arrivé devant la basilique d’Avioth, le Warabouc s’écroula et mourut en crachant son âme dans un immense embrasement !

Le Warabouc d'Avioth

La statue dans la basilique aurait été érigée, selon cette histoire, en mémoire du prodige accompli par cette innocente et pieuse jeune fille.

Verneuil-Grand aurait-il vraiment été le refuge d’une pareille créature ? En tout cas, ses forêts ont très bien pu abriter d’anciens sabbats…

Les Treize de Verneuil-Grand

Une autre histoire est liée à Verneuil-Grand, ce charmant bourg qui est surnommé le village du Christ en raison des nombreuses croix que l’on peut y admirer ! D’ailleurs c’est l’un de ses calvaires qui est au cœur de la légende que je vais vous conter maintenant.

On raconte qu’il y a très longtemps, douze jeunes gens masqués se rendaient à Verneuil-Petit pendant les jours gras. En passant par la colline ils se comptèrent, découvrant avec stupeur qu’ils étaient treize au lieu de douze !

Pour eux l’évidence était là, sous leurs yeux, le treizième ne pouvait être que le Diable en personne qui s’était déguisé pour les rejoindre… C’est ainsi qu’ils tuèrent cet indésirable compagnon en haut de la colline.

De retour à Verneuil-Grand, les imprudents jeunes gens n’étaient plus que onze… Quel ne fut pas leur effroi lorsqu’ils se rendirent compte qu’à cause de leur méprise ils avaient assassiné l’un des leurs… Tombant ainsi dans le piège habilement tendu par le Malin !

Pour rendre hommage à leur malheureux camarade, mais aussi pour purifier l’endroit où avait eu lieu ce crime idiot, on éleva une croix sur la colline. On l’appelle la Croix des Mascarades.

La Croix des Mascarades - Verneuil-Grand - Meuse France

Parfois aussi surnommée croix des masqués, elle offre un très beau point de vue sur la citadelle de Montmédy que l’on peut apercevoir depuis là.

Le Trésor caché de Montmédy et son Fantomatique Gardien

Couronnant un éperon rocheux de 300 mètres, cette citadelle construite sous le règne de Charles-Quint n’est-elle pas imposante ? 

Avec ses fortifications qui ont été améliorées par la suite au XVIIème siècle par Vauban, puis ses casemates installées par Séré de Rivières au XIXème siècle, elle témoigne à elle seule de toute l’ingéniosité dont nos ancêtres ont fait preuve au cours des siècles !

Citadelle de Montmédy - Meuse France

Ce très bel endroit est lui aussi au cœur d’une légende fascinante qui compte parmi ses protagonistes des personnages historiques !

Notre récit débute en pleine Révolution française alors que le Roi Louis XVI prend la fuite, accompagné par sa famille, en direction de l’Est pour rejoindre le Marquis de Bouillé et son armée. La suite tout le monde la connaît, le Roi sera arrêté à Varennes (reconnu à cause d’une simple pièce où figurait son portrait !) puis reconduit à Paris pour y être guillotiné…

Ce qui semble étrange dans cette histoire c’est qu’un homme de ce rang ait quitté la capitale avec si peu de richesse sur lui ! Selon certains, il est très possible que d’autres berlines du convoi auraient été en mesure de s’échapper, et que le trésor aurait pu arriver jusqu’à Montmédy pour y être caché en lieu sûr !

Sous la citadelle se trouvent d’innombrables galeries, un dédale qui pourrait parfaitement renfermer secrètement ce trésor d’une valeur inestimable.

Souterrains de la Citadelle de Montmédy - Meuse France

Des témoignages qui vont dans ce sens ont d’ailleurs été recueillis par le folkloriste Roger Maudhuy durant ses recherches sur cette passionnante énigme ! Selon des habitants de Montmédy, une histoire est partagée dans certaines familles du coin depuis quelques générations. 

Il paraît que des témoins ont vu un fantôme errer la nuit dans l’enceinte de la citadelle ! Cet esprit serait celui d’un moine, gardien de la maison que l’abbaye d’Orval possédait sur place. 

On dit qu’il porte une clé qu’il tend à ceux qu’il croise, elle ouvrirait la porte qui mène au trésor du monarque disparu !

Ce moine aurait été damné pour avoir gardé le butin pour lui seul. Ce larcin lui aurait donc coûté cher puisque ce malheureux ne connaîtra jamais le repos éternel…

La majestueuse citadelle de Montmédy serait-elle véritablement hantée par le gardien d’un trésor dont la trace a été perdue ?

Parmi les lieux évoqués comme étant ceux pouvant renfermer ce trésor il y a aussi Marville, commune très proche géographiquement, et qui se trouve être la dernière étape de notre périple dans ce dossier !

l’Ossuaire Saint-Hilaire

Marville, village d’exception qui garde les traces de son passé de “Capitale des Terres communes”, offre à ses visiteurs l’occasion de voir les façades de ses anciennes demeures cossues. Sa Grand place nous entraîne à elle seule vers une époque lointaine.

Ce n’est pourtant pas de son riche passé que nous allons parler, mais d’un endroit pour le moins insolite qui se trouve sur son territoire : un ossuaire absolument atypique.

La vidéo de l’Ossuaire est un épisode bonus que vous pouvez visionner sur ma chaîne Viméo, n’hésitez pas à vous abonner là également car des contenus exclusifs vont y être publiés en plus des émissions habituelles que vous retrouvez déjà régulièrement sur ma chaîne YouTube.

Dans le cimetière de Marville on peut voir le seul ossuaire qui a été conservé parmi tous ceux qui existaient en Meuse. 

Construit entre la fin du XVème siècle et le début du XVIème, ce petit bâtiment a été créé dans le but d’y entreposer les crânes et ossements qui étaient exhumés lors de chaque ouverture d’une nouvelle sépulture. Il a d’ailleurs accueilli de nouveaux restes humains jusqu’au milieu du XIXème siècle.

En tout ce sont environ 40000 os qui ont été disposés là, d’abord entassés sans soin, puis qui ont été superposés une première fois, sans doute par un moine.

Ossuaire Saint-Hilaire de Marville - Meuse France

Puis en 1890 c’est le gardien Constant Motsch qui vida et rangea les ossements sur plusieurs rangées le long des murs, alignant ainsi les restes des disparus sur presque 2,70 mètres de hauteur et près de 1,60 mètre de profondeur.

Au centre de la pièce trône un autel en pierre datant du XVIème siècle, on pouvait y retrouver par le passé une trentaine de boîtes à crânes. On disposait le crâne à l’intérieur, et on y inscrivait l’identité du mort. Malheureusement, les plus belles de ces boîtes ont été volées en 2012…

Comme me l’a si bien dit Philippe au moment de ma venue sur place “ils sont comme nous, ce sont des habitants de Marville”, d’ailleurs l’inscription qui figure sur l’autel nous rappelle ceci :

“Nous avons été comme vous, vous serez comme nous, Priez Dieu pour nous”

Ce qui fera sans doute pensé, à certains, à l’histoire « L’invitation du Mort » que j’avais écrite il y a quelque temps, et que vous pouvez toujours écouter ici.

Se rendre dans ces différents endroits

Personnellement je connaissais déjà Montmédy, mais j’ai été agréablement surprise de découvrir le reste des beautés qui l’entourent !

Toutes les informations pratiques concernant les endroits qui ont été mentionnés dans ce dossier sont à retrouver sur le site de l’office de tourisme transfrontalier du pays de Montmédy.

Je tiens à remercier Nolwenn de l’association Anim’Avioth pour les précieux documents qu’elle m’a fournis afin de m’aider dans l’élaboration de mon article et de ma vidéo.

Merci également à Philippe de l’association Marville Terres Communes de m’avoir donné le livre de la commune, vous pouvez vous procurer cet ouvrage directement auprès de l’association s’il vous intéresse, toutes les informations pour les contacter sont sur leur site en lien juste au-dessus.

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Cet article n’est en collaboration avec personne, les propos et avis n’engagent que moi 🙂 Les images et textes ne sont pas libres de droits, ce sont mes clichés et le fruit de mes recherches et connaissances personnelles.

Citadelle de Montmédy - Meuse France